L'autre monde

Il y a leur monde, l'Overground et il y a le nôtre, l'Underground

Leur monde est une planète saturée de paillettes éphémères, de jetable, de remplaçable, du superflu et d'une obsession de l'apparence consommable.

Un monde où l'identité s'achète en masse, se vide de sens et se périme en quelques semaines.

Créer sa marque aujourd'hui, c'est inévitablement poser un pied dans le capitalisme et le système de consommation.

C'est un paradoxe, nous le savons. Mais la nuance, là où réside toute la différence, dépend des intentions et des actions que nous y mettons.

Je ne produis pas pour la masse.

Je le fais pour moi et avec amour.

Je fais en prenant le temps, en donnant du sens à la réflexion et en portant une attention particulière aux détails.


Le manifeste

Je ne cherche pas à être dans la tendance. Par définition, la tendance n'est que de passage.

Ce que je crée n'a pas vocation à être un luxe élitiste et encore moins le fruit d'une exploitation humaine à l'autre bout du monde.

Porter ce vêtement est un acte politique, social et écologique.

Mon engagement et ma vision sont les tiens.

Ici, le vêtement est un manifeste. Une parure, une seconde peau qui dépasse sa fonctionnalité: elle est une revendication d'identité.


Alternative accessible: L'artisanat français

Je revendique l'acceptation de l'imperfection dans la création et le refus de l'acte industriel.

Couture

Dans mon atelier, je conçois des pièces à partir de vêtements de seconde main.

Pour moi, elle permet de donner une nouvelle forme unique, en refusant le moule et le standard de l'industrie.

Cette pratique, je l'ai développée auprès de ma grand-mère. A son époque, elle travaillait dans une usine de couture en Mayenne. Aujourd'hui, mon travail est une transmission et un pont entre deux générations: le savoir faire ouvrier d'hier et la résistance face à la fast fashion du textile actuel.

Sérigraphie

La sérigraphie est une technique que j'ai apprise en autodidacte à force d'expérimentation dans mon atelier. L'encre vient littéralement s'ancrer dans le tissus, garantissant une longue tenue dans le temps à contrario du flocage .

Pour les pièces neuves d'une partie des collections, les impressions sont confiées à une entreprise française.


Mon histoire et mon parcours

Tout à commencer par un choix, celui des arts appliqués ( Bac STD2A) à étudier et créer le design d'espace, de produit, de mode et de graphisme. Puis sont venues les 5 années aux Beaux arts. J'avais une pratique orientée vers la vidéo et la photographie numérique et argentique sans oublier la place du dessin dans le quotidien.

C'est là-bas dans l'atelier gravure, que j'ai eu un intérêt pour la linogravure. Cette technique avec son jeu brut entre le vide et le plein, son relief et son creux et le jeu d'aplats de couleurs ou monochrome m'a énormément inspirée.

C'est d'ailleurs une de mes impressions en linogravure de 2021 qu'est née ma toute première collection "joyeux Bordel".

Mon travail de diplôme de dernière année portait une thématique centrale: Le corps et ses transformations (im)permanentes.

Cette recherche a eu un impact sur ma perception, ma relation et la place du corps dans notre société.

Le vêtement est apparu comme une suite logique de cette réflexion: il prend tout son sens en tant qu'enveloppe temporaire pour un corps en volume et en mouvement.

Mes inspirations sont aussi intimement liées aux modifications corporelles ancrées dans la peau notamment le tatouage, le style pointillisme et les courbes anatomiques du corps. Je porte un intérêt pour cette culture... ou plutôt pour cette contre-culture.


Voyager : Une culture nomade

Le voyage est mon autre pilier.

En plus d'une culture visuelle, c'est une manière de vivre qui m'a construite. Jusqu’à mes 16 ans, j’ai eu la chance de parcourir l’Afrique et l’Asie avec mes parents, régulièrement, chaque année. C'est ce goût de l'ailleurs qui m'a poussé, plus tard, à explorer le monde en solo.

Mon voyage en Australie avait un but précis : travailler dur pour financer ma marque. Mais l'expérience s'est révélée tellement épuisante qu'au lieu de m'y perdre, j'ai choisi de m'en aller et partir pour la Thaïlande.

Ce dernier voyage a été un déclic et un temps nécessaire à la restructuration de la marque. J'y ai mêlé la redécouverte du pays à travers sa religion, sa nourriture, ses paysages, ses traditions, ses sons et ses odeurs à un temps d’introspection dédié au dessin. C'est là-bas que, tant sur le plan personnel qu'artistique, j'ai puisé une toute nouvelle énergie.


Le rassemblement de l'Humains autour de la Musique

Dans une société individualiste et de contrôle, la musique reste l'une des seules choses importantes qui nous traverse tous et nous rassemble.

C'est la fréquence qui nous relie entre Humain.

Elle est à la fois un espace d'expression, de résistance et de communauté et de partage .

Je veux privilégier la rencontre avant tout. C'est ce que j' ai ressenti de plus fort, vibrant et sensé lors de mes premiers stands dans les événements musicaux .

A long terme, mon objectif est de multiplier les dates, poser ses stands en festivals et d'aller chercher le contact humain pour partager ma marque .

Le virtuel a ses limites avec ses algorithmes lissantes, c'est sur le terrain au son des basses, aux rythmes des cœurs dansant et dans la réalité des rencontres que l'âme de ce projet prend tout son sens.